POURQUOI JE CRIE? (Partie 3)

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Salam aleykoum, bonjour.

Nous voilà enfin arrivés à la troisième et sans doute, dernière partie de « POURQUOI JE CRIE? ». Nous avons vu deux causes principales au sujet desquelles nous pouvons faire de réels efforts pour améliorer notre quotidien. Je le précise ici, malgré le titre, cet article ne concerne pas seulement les « gueulardes » car on peut aussi exprimer sa FATIGUE (cf partie 1) ou son sentiment d’être DÉBORDÉE (cf partie2), par d’autres comportements tout aussi désagréables pour nous et pour les autres. Râler, se mettre en colère etc…

Notre remise en question du jour porte donc sur l’EDUCATION et sur notre RÉACTION face à nos enfants. Pas facile de se dire qu’il est possible qu’on s’y prenne mal, d’émettre l’éventualité qu’on se trompe sur certains points. Difficile de se dire que finalement, non, ce n’est pas normal de mettre la fessée pour se faire obéir… Moi la première, je me suis souvent dis, et me le dis parfois encore : « oh c’est bon, on a ce qu’il faut dans le Coran et la sounnah pour savoir comment éduquer nos enfants, on n’a pas besoin de tous ces bouquins de bienveillance ans co » Mais n’est-ce pas un peu orgueilleux de penser ainsi? Notre religion nous suffit et est complète bien entendu, mais s’ils nous est possible de nous instruire et de nous améliorer grâce aux études comportementales de l’enfant, alors pourquoi pas?

Passons donc au vif du sujet, en essayant inchaAllah d’être assez brève :

LES BÊTISES

Nous avons tendance à aggraver les « bêtises » de nos enfants, qui ne sont souvent que des étapes normales de leur découverte. On en a marre qu’il déplie tout le linge plié à l’instant et soigneusement rangé? Et bien on le met plus haut ou on ferme la porte. On en a marre qu’il casse tout, renverse les céréales, la crème ou les pâtes par terre? Et bien, encore une fois, on y range hors de sa portée. Le maître mot est l’ANTICIPATION. Vous verrez ça fait des merveilles sur notre calmage de nerfs inchaAllah.

LES RIVALITÉS ENTRE FRÈRES ET SŒURS

Pour ce point là je me suis documentée un petit peu, notamment sur le site super parents.com, qui semble être plein de ressources. Les CHAMAILLERIES ET PLEURNICHERIES sont LES choses qui me mettent facilement hors de moi, j’ai donc été heureuse de trouver quelques solutions. Je ne pourrait pas tout citer ici car ce serait trop long mais en quelques points :

  • la jalousie entre frères et sœurs est un sentiment normal, il ne faut pas le nier .

 

  • reconnaître la souffrance de l’enfant même pour une chose qui semble dérisoire permet de l’aider à se calmer plus facilement.

 

  • ne pas forcer les enfants à partager leurs affaires, mais leur montrer l’exemple pour qu’ils le fassent d’eux mêmes.

 

  • essayer d’ignorer au maximum les chamailleries et leur apprendre à régler leurs différends sans votre intervention automatique.

 

  • ne pas coller d’étiquette à l’enfant, ni dénigrante ni trop élogieux au risque de lui imposer cette facette de personnalité sans qu’il ne parviennent à s’en dégager. Par exemple : « tu es bruyant! », lui fera penser que quoiqu’il fasse, on pensera ca de lui, alors l’être pour de bon. (Idem avec tu es pleurnichard etc…) Pour les éloges, cela risquerait de lui mettre la pression, se contenter de féliciter modérément en évitant les « tu es… »

 

  • éviter de féliciter l’enfant devant ses frères et sœurs permet aussi d’éviter la jalousie, on peut le faire en privé, ou alors modérément sans lui accorder le monopole de la réussite dans le domaine en question au risque de décourager la fratrie de fournir le moindre effort pour y exceller aussi.

 

  • un dernier point. Qui m’a un peu marquée : « plus on les forcera à s’aimer, plus ils se détesteront, plus on les laissera se détester, plus ils aimeront »…

 

 

Voilà, je pense avoir ciblé les principales causes de nos cris, en tout cas pour beaucoup d’entre nous je crois. Je vous avoue mon désarroi face aux désobéissance car je ne suis pas pour une éducation sans punitions non plus et j’ai du mal à trouver le juste milieu et le comportement adéquat face à ça. Je vais essayer de me documenter sur le sujet et si je trouve une ou des solutions, je vous en ferai part inchaAllah. On m’a pour le moment, conseillée d’éviter la négation car le cerveau de l’enfant a du mal à l’intégrer. Dire marche doucement, plutôt que, ne court pas, par exemple…

J’espère de tout cœur que cette petite remise en question vous sera bénéfique pour aller de l’avant et cheminer vers une éducation plus bienveillante et un quotidien moins stressant. J’ai essayé de faire court, mais je n’ai pas réussi désolée .

Je vous invite à lire des articles sur la manière de gérer les crises des enfants, c’est en tout cas ce que je compte faire en complément.

 

rédigé par

Oum Maziya, de la Madrassa des Petits Pois.

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